En vous impliquant au Clan vous allez mobiliser votre cerveau de diverses façons et avec un grand nombre de personnes. Choix stratégiques à faire en solo, décisions collectives, analyse de propositions d’autrui, gestion de projet, les occasions ne manquent pas ! Et si on s’intéressait un peu justement au fonctionnement du cerveau, cet organe posé là-haut, tout en haut de notre corps, qui guide nos choix et nos actions ?
💡 Connaissance clef : modes de fonctionnement du cerveau et paresse cérébrale ⬇️
Le principe de base à intégrer est la vision du cerveau en tant qu’organe paresseux. Et heureusement, car c’est cette paresse qui lui permet d’économiser de l’énergie et nous permet de vivre et d’agir comme nous le faisons.
C’est important de prendre conscience de cette paresse car elle va avoir de très nombreuses conséquences sur notre façon de percevoir le monde, d’analyser les situations et de faire nos choix.
💡 Connaissance clef : la notion de biais cognitifs ⬇️
Une des conséquence de cette paresse cérébrale est le fait que le cerveau va user de raccourcis pour fonctionner. Ces raccourcis, lorsqu’ils conduisent à des erreurs de raisonnement, sont appelés biais cognitifs. Ils ont été étudiés et on a pu identifier près de 50 types différents !
Un biais cognitif est une distorsion de la pensée. Il influence notre raisonnement et la prise de décisions, conduisant à des jugements erronés.
💡 Connaissance clef : les biais cognitifs principaux entrant en jeu dans nos interactions sociales et nos prises de décision ⬇️
On a sélectionné pour vous quelques exemples biais cognitifs, parmi la cinquantaine recensée, qui interviennent tout particulièrement dans les relations sociales ou dans les projets collectifs.
Prendre conscience de ces biais est extrêmement important car si on ne peut pas empêcher notre cerveau de prendre ces raccourcis, même en devant expert du sujet, on peut par contre prendre plus de recul sur ces biais, sur nos schémas de raisonnement habituels, identifier les situations où il y a un risque fort de biais et espérer limiter ainsi nos erreurs de raisonnement.
Avec une bonne connaissance des biais, on peut aussi repérer plus facilement ces erreurs de raisonnement par effet de raccourci chez les autres.
💡 Compétence clef : mettre en oeuvre des techniques d’animation de réunions qui limitent la survenue de biais cognitifs naturels ⬇️
Un grand nombre de pratiques d’animation de groupe sont pensées pour limiter les effets des biais cognitifs.
Les processus établis sont souvent pensés et éprouvés pour permettre la bonne mobilisation des individus et améliorer la qualité du raisonnement collectif.
On peut citer par exemple l’utilisation de post-it individuels avant la mise en commun des idées qui va limiter le biais de désirabilité sociale, les étapes d’explicitation des ressentis, des émotions, les encouragements à l’expression des sentiments et des pensées internes pour contrer l’illusion de transparence, ou encore certains outils spécifiques comme les chapeaux de bono qui vont avoir pour conséquence de limiter le biais de négativité.