Le mode agile, ou méthode agile est un type de gestion de projets particulièrement utilisé dans l’univers informatique, pour l’élaboration de logiciels notamment, popularisé à partir des années 2000.
Sans en suivre tous les codes et mécanismes, le Clan encourage à suivre dans la méthodologie de projets certains principes de base que nous abordons ici.
💡 Connaissance clef : distinguer capacité d’adaptation et fonctionnement en mode agile ⬇️
Commençons d’abord par déconstruire une idée reçue : l’agilité, au sens du mode agile que nous évoquons ici, ne se résume pas à une simple capacité d’adaptation à l’environnement ou aux circonstances, il ne faut pas confondre être agile avec être flexible.
En faisant un raccourci de pensée on peut facilement croire que si on a été capable dans un projet de revoir sa stratégie, de s’adapter à de nouvelles contraintes ou de nouveaux paramètres alors on a été “agile”.
Si celle notion de capacité d’adaptation est importante dans le mode agile, il convient toutefois de ne pas le résumer à cette seule notion.
La capacité d’adaptation est une des composantes fondamentales du mode agile.
💡 Compétence clef : travailler de façon itérative et incrémentale ⬇️
Adopter un mode agile dans sa façon de mener des projets au Clan c’est travailler avec des approches à la fois itératives et incrémentales. Cela semble compliqué à première vue, mais vous allez voir, avec un exemple ça passe tout seul.
Imaginons qu’on souhaite monter un gros événement, le “Festival international de la Coopération” par exemple. Eh bien au Clan, plutôt que de lancer une grosse équipe projet qui va bosser dans son coin durant 2 ans pour que le festival se fasse au bout du compte, on va plutôt encourager à suivre les deux voies suivantes :
- L’approche itérative
Le groupe projet qui vise la mise en oeuvre d’un tel festival dans deux ans va profiter de ces deux années pour proposer plusieurs petits événements, par exemple un tous les trois mois, et va se servir de ces expériences pour adapter au fur et à mesure son format, son programme, sa façon de communiquer, son fonctionnement interne de projet, aux réalités et au contexte.
On travaille alors plutôt en cycles, chaque événement de trois mois étant un cycle, et on prend le temps de se poser et d’analyser ce qui a bien marché ou moins bien marché sur un cycle pour s’ajuster pour le cycle suivant.
L'approche itérative consiste à développer le projet par cycles répétés, permettant ainsi d'affiner et d'améliorer le processus en fonction des retours d'information reçus.
- L’approche incrémentale
Toujours dans notre idée de faire un festival international de la coopération dans deux ans, le groupe va commencer petit, avec par exemple au bout des trois premiers mois le “Stand de la coopération” à la Foire expo de Saint-Denis puis ensuite “La nuit de la coopération” trois mois plus tard, puis le “Festival réunionnais de la coopération” et enfin le “Festival international de la coopération” qui va pouvoir être réalisé grâce aux retours d’expérience et des enseignements accumulés des événements précédents.
L’idée est que chaque cycle permette l’aboutissement d’un projet complet, qui se tient vraiment et est une réalisation en soi, avec une notion de progression, d’ajout de nouvelles composantes au fur et à mesure.
L'approche incrémentale, consiste à décomposer le projet en parties plus petites, chaque partie s'appuyant sur la précédente.
Les intérêts de cette façon de travailler sont multiples. Cela permet notamment de garder l’énergie collective active avec la réalisation concrète et régulière de projets aboutis et donc des espaces de célébration et de réussites. Cela permet aussi d’ajuster le projet aux réalités de terrain et donc aboutir à quelque chose de plus qualitatif, plutôt que de partir bille en tête sur un format peut-être non adapté aux besoins réels du terrain.
💡 Compétence clef : développer la culture du feedback, de la rétrospective dans la gestion de projets ⬇️
La collecte des feedbacks et leur prise en compte est un élément important pour améliorer ses processus de fonctionnement et améliorer les projets menés au sein du Clan.
Il va s’agir des feedbacks (retours d’information) collectés auprès des parties prenantes, c’est-à-dire aux usagers du projet - les festivaliers dans notre exemple - et aussi aux prestataires, fournisseurs et bien entendu à l’équipe projet elle-même, bénévoles ou salariés, voire même parfois les rôles du Clan en dehors du projet mais mobilisées par celui-ci, comme Oncle Picsou ou les Réprésentants par exemple.
Des techniques variées de collecte et d’analyse des feedbacks, de rétrospective en présentiel ou en dématérialisé existent et font partie des compétences à développer au sein du Clan (chapeaux de bono, 4 L, formulaires feedbacks en ligne, etc).